Comment se forme exactement l'« atmosphère de poussière » sur la surface lunaire ? L'atmosphère de poussière lunaire désigne généralement les matières minérales non solidifiées présentes sur la surface lunaire, et ce phénomène a suscité un intérêt et une exploration scientifiques de grande ampleur.
La surface de la Lune est recouverte d’une fine couche de sol qui est fondamentalement différente du sol terrestre. Le sol lunaire est principalement composé de roches lunaires altérées mécaniquement, qui ont été continuellement broyées par les impacts de météorites et par les ions et particules à haute énergie dans l'espace pendant des milliards d'années.
Ce sol lunaire, plus petit qu'un centimètre, est appelé poussière lunaire et est souvent remplacé par des particules encore plus petites appelées poussière lunaire. Les propriétés uniques du sol lunaire le rendent radicalement différent du sol terrestre, tant en termes d'environnement que de fonction.
Le processus de formation du sol lunaire est diversifié, comprenant principalement la fracture mécanique, la cimentation causée par l'impact de micrométéorites et l'influence du rayonnement du vent solaire. Ces processus dynamiques, connus sous le nom d’altération spatiale, modifient continuellement les propriétés physiques et optiques des sols.
Ce phénomène d'altération spatiale crée un effet de « fontaine lunaire » sur la surface lunaire. Sous l'effet de la lumière du soleil, les changements de température et l'accumulation de charges électriques provoquent le déplacement constant de minuscules particules de poussière entre la surface lunaire et la fine « atmosphère ».
Par exemple, la lumière du soleil du côté du jour éliminera des électrons, et la plupart des minuscules particules du sol seront expulsées dans l'air à une hauteur de plusieurs mètres à plusieurs kilomètres, les plus petites particules atteignant les altitudes les plus élevées. Le processus ramène ensuite les particules à la surface lunaire et se répète.
Des expériences et des observations préliminaires montrent qu’il existe effectivement une couche de poussière fluide sur la surface lunaire, et que cette couche de poussière change constamment comme un environnement statique. Déjà en 1956, l’écrivain de science-fiction Hal Clement mentionnait ce phénomène dans un récit.
Au cours des missions Apollo, les astronautes ont observé des « rayons du matin » et des « rayons du crépuscule » qui ont fourni des preuves pouvant indiquer la présence de tempêtes de poussière à petite échelle sur la surface lunaire.
À mesure que les activités humaines augmentent sur la Lune, l'atmosphère poussiéreuse de la Lune pourrait être affectée et contaminée par rapport à son état originel, ce qui représente un sérieux défi pour la recherche scientifique. Les futures missions d’exploration pourraient nécessiter des mesures spéciales pour réduire ces effets.
En raison des impacts de météorites, la densité des particules sur la surface lunaire est d'environ 1,5 g/cm³, augmentant avec la profondeur. Les propriétés de surface de ces particules créent également une bonne accumulation de charge en raison de l’absence d’atmosphère.
La composition de ce sol lunaire est principalement composée de minéraux tels que le plagioclase et l'olivine, mais comparé au sol terrestre, il ne contient pas d'eau, donc l'environnement dans lequel existe le sol est extrêmement rude.
Les scientifiques pensent que les propriétés chimiques et physiques du sol lunaire pourraient constituer une menace pour la santé humaine. Selon une étude de la NASA de 2005, la poussière est considérée comme l’un des défis les plus importants à prendre en compte avant l’exploration humaine de Mars.
Pendant le programme Apollo, les astronautes ont signalé des réactions allergiques telles qu'une irritation respiratoire et une vision floue dans la capsule spatiale après chaque marche lunaire, ce qui peut indiquer la toxicité potentielle du sol lunaire.
Ces effets durables poseront une série de défis à la construction future de bases lunaires, aux voyages et aux activités de recherche.
Le potentiel du sol lunaire a attiré l'attention de tous les horizons. Il ne s'agit pas seulement d'un matériau pour la construction de futures bases lunaires, mais il peut également être considéré comme une base pour la production alimentaire. Avec les progrès de la science et de la technologie, les chercheurs ont commencé à explorer la possibilité de faire pousser des plantes à partir du sol lunaire sur Terre.
En 2022, des scientifiques ont réussi à faire pousser des plantes en utilisant le sol de la Lune, une avancée qui offre de nouvelles idées pour les futures missions spatiales à long terme.
Cependant, la compréhension et l'exploration approfondies du sol lunaire ne sont pas encore terminées. La question de savoir si nous pourrons survivre à long terme et exploiter les ressources de cette terre étrangère à l'avenir nécessite encore une exploration minutieuse et la résolution des problèmes connexes.